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Physiologie de la
coulée et modernisation des normes d'entaillage
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Exploration de
l’entaillage d’automne comme complément à l’entaillage traditionnel
Projet no 7440 |
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Le phénomène de coulée de
l’eau d’érable, et les activités de récolte et de transformation qui y
sont reliées, sont traditionnellement associés au printemps. Or, il n’y
a pas que cette seule saison qui permette aux érables de couler. Lorsque
les conditions climatiques le permettent, il est possible de recueillir
de l’eau d’érable et de la transformer en sirop à l’automne. Nous savons
que des producteurs entaillent leurs érables et font du sirop à
l’automne depuis quelques années. Le printemps suivant venu, ces
producteurs reprennent les entailles percées à l’automne précédent,
qu’ils rafraîchissent ou ne rafraîchissent pas, pour faire la récolte
traditionnelle. Comme il s’agit d’une pratique peu connue et peu
documentée, nous avons vu une opportunité de développer un nouveau
projet afin de parfaire nos connaissances à ce sujet et de vérifier si
ce nouveau mode d’exploitation devrait être utilisé. Toutefois, nous
avons jugé prudent de mener un avant-projet à une échelle réduite afin
d’acquérir un peu d’expérience sur le sujet et d’avoir une idée des
rendements avec des résultats préliminaires. |
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Étude de quelques
caractéristiques dendrométriques qui influencent les variations
quantitatives et qualitatives de la coulée interindividuelle
(581-FIN-1007) |
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Cette étude a été réalisée
dans le but d’identifier des caractéristiques dendrométriques de
l’érable à sucre qui pourraient être des indicateurs d’une bonne
productivité, d’une forte teneur en sucre de l’eau d’érable ou d’une
forte coulée. Le volume de coulée et la teneur en sucre de l’eau
d’érable ont été mesurés quotidiennement sur 300 érables entaillés en
2001 et 2002 dans une érablière vierge située près de Mont-Laurier et
sur 77 érables entaillés en 2003 et 2004 dans une érablière déjà
exploitée pour la sève située près de Tingwick. Les caractéristiques
dendrométriques usuelles (diamètre à hauteur de poitrine (DHP), hauteur
totale de l’arbre, diamètre moyen et longueur du houppier et
accroissement radial) des érables ont été mesurées, alors que la surface
de projection au sol et le volume du houppier ont été calculés.
Les deux sites présentent
des caractéristiques dendrométriques et des rendements très différents,
mais il y a beaucoup de redondance entre les variables dendrométriques.
Ainsi, ils ont pu être combinés pour être traités par la méthode de
régression par les moindres carrés partiels.
Il appert que le DHP est
la meilleure variable prédictive pour la coulée, le contenu en sucre et
la production de sirop, surpassant toutes les autres variables
dendrométriques. Parmi les diverses périodes de croissance étudiées,
c’est celle de trente ans qui est la meilleure prédictive, mais sa
capacité de prédiction est inférieure à celle du DHP.
The study was conducted to
identify dendrometric characteristics of sugar maple which may be
related to high sap flow, high sugar sap content or high syrup yield.
Sap was collected and analysed for sugar content from each of 300 sugar
maples during the sap season in 2001 and 2002 in a virgin sugar bush
located near Mont-Laurier and from 77 sugar maples in 2003 and 2004 in a
sugar bush harvested in the past in Tingwick. Dendrometric
characteristics of each maple were measured (diameter at breast height (DBH),
diameter and crown height, total height of the tree, crown length and
mean diameter, radial growth), while projected area and crown volume
were computed.
Both sites show different
dendrometric characteristics and yields. However, as they present high
degree of redundancy, both were combined for analysis with partial least
square method.
DBH is the best variable
for predicting for sap, sugar content and syrup production, better than
all other dendrometric caracteristics. For growth period examined, the
30-year one is the best, but its potential is even lower that DBH.
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Vers la formulation de
nouvelles normes d’entaillage pour conserver la production acéricole à
long terme Volet A : détermination de la quantité de bois sain basée sur
les taux de croissance régionaux (742-FIN-0608) |
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Nous avons étudié les
parcelles échantillons permanentes du ministère des Ressources
naturelles et de la Faune du Québec établies depuis 1970 afin de
calculer la croissance diamétrale des érables à sucre dans les
principales régions productrices de sirop d’érable du Québec. Cette
croissance diamétrale varie de 1,58 à 3,73 mm par année selon les
diverses sous-régions écologiques étudiées. Il appert qu’aucune région
n’affiche une croissance suffisante pour supporter la pratique actuelle
qui permet d’entailler les érable à sucre dès qu’ils ont atteint un DHP
de 20 cm sans entraîner de pertes de rendement à long terme dû au
compartimentage.
Une révélation inattendue
est l’observation d’une diminution de la croissance diamétrale
généralisée plus forte pour l’érable à sucre que pour les essences
compagnes. C’est le facteur « Année » qui a été identifié comme le plus
significatif à cet effet. |
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Vers la formulation de
nouvelles normes d’entaillage pour conserver la production acéricole à
long terme Volet B : détermination du nombre d’entailles par arbre
(741-FIN-0608) |
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Ce rapport présente
principalement les résultats du volet « B » du projet général visant à
formuler de nouvelles normes d’entaillage pour conserver la production
acéricole à long terme, mais nous le mettons aussi en relation avec le
volet « A » qui s’intéressait à vérifier si les érables à sucre du
Québec avaient une croissance diamétrale suffisante pour compenser le
compartimentage en regard des normes actuelles d’entaillage.
Il appert qu’il est
inutile de faire plus de deux entailles par année sur un arbre, puisque
les principales différences observées se situent surtout entre une et
deux entailles par arbre. La deuxième entaille ne génère jamais autant
de rendement que la première et elle ne devrait être faite que sur les
arbres qui sont assez gros pour supporter telle pratique. La taille de
ces arbres varie selon les régions.
Les normes actuelles
d’entaillage au Québec ne permettent pas de supporter une production
acéricole optimale. Le DHP minimum de 20 cm pour porter une entaille est
trop bas et amène des baisses de rendements à moyen terme. Le DHP
minimum de 40 cm pour porter deux entailles est possible, mais ne
devrait être permis que dans les régions où la croissance diamétrale
moyenne égale ou dépasse 2,9 mm par année. Dans certaines régions où la
croissance dépasse 3,7 mm par année, on pourrait même faire deux
entailles sur des arbres ayant un DHP de 33 cm. Finalement, même si les
arbres sont très gros, l’ajout d’une quatrième ou même d’une troisième
entaille n’est pas justifié. |
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Étude de l’effet de la
date d’entaillage sur le potentiel de coulée et le volume de la zone de
compartimentation
(615-FIN-1007) |
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Des
essais ont été menés sur quatre années où des groupes de vingt érables à
sucre ont été entaillés à différentes dates. Le but était de vérifier si
ces différentes dates d’entaillage avaient des répercussions sur le
volume de coulée d’eau d’érable, sur la concentration en sucre, sur la
quantité de sirop produit et sur le volume de bois compartimenté
engendré par ces pratiques. Selon les résultats obtenus, aucune
différence en rendement n’a été observée quelque soit la date
d’entaillage. Pour deux des quatre années, les entaillages tardifs ont
donné plus d’eau d’érable pour la dernière portion de la saison
comparativement aux dates d’entaillage hâtives pour cette même période.
Ces gains potentiels ont toutefois été éliminés par les coulées hâtives
perdues lorsque les rendements sont comparés sur toute la saison. Ces
pertes seraient d’autant plus importantes que les coulées hâtives
seraient volumineuses. Pour la production calculée de sirop, aucune
différence significative n’a été observée entre les diverses dates
d’entaillage. Au sujet du compartimentage, aucune différence
significative n’a été observée quelque soit la date d’entaillage. Ces
résultats indiquent que l’entaillage hâtif ne semble pas affecter
significativement la productivité acéricole à court et à long terme.
Over a four-year period,
groups of twenty sugar maples were tapped at different dates during the
winter. The objective of this study was to verify whether these
different tapping dates influence the sap flow, sugar content, syrup
production and compartmentalization of wood development. According to
the results obtained, there is no difference in yield for any tapping
date tested. For two of the four years, late tapping gave more sap than
early tapping, but this potential benefit was lost over the whole
season, because early sap collection was not done. Potential losses are
even more important if early sap flows are high. For overall syrup
production, there was no significant difference observed for the
different tapping dates. For compartmentalization, no significant
difference were observed for the tapping dates. These results indicate
that early tapping would not significantly affect the short and long
term productivity of maple syrup production. |
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Étude de l'effet de l'oxydation des tissus du xylème sur le
rendement en eau d'érable. Comparaison entre une exposition de l'entaille à N2
et à de l'air.
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Une réduction prématurée, ou même
larrêt complet de la coulée est souvent associée à un accroissement des
populations de micro-organismes, lors des saisons chaudes. Cependant, si lon écarte
laspect des micro-organismes, une autre cause de baisse de rendement pourrait être
associée à un phénomène doxydation des tissus du bois. La formation de zones de
bois coloré consécutivement à lentaillage est probablement une manifestation de
ce phénomène d'oxydation. Cette étude a donc été mise sur pied afin
dévaluer la baisse de rendement en eau dérable qui peut être associée à
loxydation des tissus du bois. Pour ce faire, 10 érables ont été entaillés à
raison de 2 entailles par arbre, à lérablière expérimentale de Norbertville.
Pour chaque arbre, lorsque le système sous vide arrêtait, une valve coupait
lentaille du reste du système de récolte et un gaz, soit de lair ou de
lazote était injecté dans lentaille. La coulée était mesurée
quotidiennement.
Les résultats obtenus en 1997 et en 1998 sont contradictoires. Alors quen 1997 la
présence dair semblait avoir réduit denviron 20% le rendement des entailles,
en 1998 cette tendance ne sest pas manifestée. Au contraire, lair semble
avoir accru le rendement denviron 5% en 1998. Devant ces résultats contradictoires,
nous ne pouvons pas conclure que loxydation des tissus durant la saison de coulée
soit un facteur limitant le rendement des entailles. |
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Étude de l'effet du diamètre et de la profondeur de l'entaille sur le
volume et la longueur de la zone de bois coloré. Essais sur des gaulis.
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Le diamètre et la profondeur de lentaille
sont des facteurs qui ont probablement un impact important sur la productivité de
larbre à court terme, ainsi que sur son potentiel exploitable à moyen terme. En
effet, le bois "blessé", des suites de lentaillage, devient coloré et
beaucoup moins productif, voir même improductif, en termes de production deau
dérable. Ainsi, bien quil semble logique de croire quune entaille de
plus petit diamètre produise une zone blessée de moindre importance, aucune donnée
nest actuellement disponible mettant en relation le diamètre et la profondeur de
lentaille avec létendue de la zone de bois coloré. Cette étude a donc été
effectuée afin détablir lallure de ces relations en utilisant de jeunes
érables de lérablière expérimentale de Norbertville.
Les résultats obtenus permettent de constater que le volume de bois coloré est
proportionnel (dans une proportion généralement de 1:1) au diamètre et à la profondeur
de lentaille. Cest-à-dire que si lon double le diamètre de
lentaille, lon double également le volume de bois coloré. Par contre, cette
proportionnalité ne sapplique pas à la longueur de la zone de bois coloré sur le
plan vertical. Cette longueur ne s'accroît que de 1.2 à 1.4 fois en moyenne, si
lon double la profondeur ou le diamètre de lentaille. Ces données, les
premières du genre, devront être prises en considération dans lélaboration
dun modèle de simulation de la productivité des entailles. Elles serviront donc de
base à une révision critique des normes dentaillage. |
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Étude des variations régionales en métaux lourds contenus dans
leau dérable en fonction de la période de récolte.
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Afin de déterminer les concentrations naturelles
de plomb (Pb) et de certains métaux lourds dans leau dérable, des analyses
de plomb (Pb), cuivre (Cu), fer (Fe), zinc (Zn), sodium (Na) et cadmium (Cd), ont été
effectuées sur des échantillons recueillis dans 6 régions agricoles du Québec. Le pH
et la concentration en solides totaux (Brix) ont également été mesurés sur ces
échantillons. Leau a été récoltée en début, milieu et fin de saison chez 15
producteurs par région.
Les résultats obtenus montrent que pour lensemble des métaux analysés, les
concentrations médianes retrouvées dans leau dérable se situent sous le
seuil de quantification des méthodes de dosage utilisées, sauf pour le Zn (206ug/L) et
le Cd (0.9ug/L). Cependant, dans une faible proportion des érablières échantillonnées,
certains métaux lourds ont été détectés de façon naturelle. En ce qui concerne le
Pb, sa présence na été observée que dans 18% des érablières échantillonnées.
Les concentrations étaient inférieures à 52ug/L. Des concentrations relativement
élevées (i.e. supérieures à 200ug/L) ont également été obtenus pour le Na, Zn, Fe
et Cu dans certains échantillons.
Les concentrations en métaux lourds varient peu en fonction des régions agricoles. Les
variations observées dans les échantillons semblent plutôt associées à des conditions
locales, encore mal définies. Aucune corrélation entre les métaux lourds disponibles
dans le sol et les concentrations mesurées dans leau dérable na été
observée. Seul le pH de leau dérable varie significativement dune
région à lautre. En moyenne, les pH obtenus pour les régions 01 (6.2 à 7.8) et
05 (6.2 à 8.5) sont supérieurs à ceux obtenus pour les régions 02 (3.8 à 7.8) et 04
(4.4 à 7.8).
Au cours dune saison, les concentrations en métaux lourds de leau varient
peu, alors que le pH tend à diminuer. Les valeurs de pH passent en moyenne de 7.0 en
début de saison, à 6.7 en fin de saison. Une contamination microbienne des entailles ou
une modification du métabolisme des arbres pourrait expliquer cette diminution du pH.
Comme certains métaux lourds sont présents de façon naturelle dans leau
dérable, il est important de mieux comprendre leurs origines. Des études plus
poussées en ce domaine devraient être effectuées. |
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